[Urgent] Depuis Johannesbourg, Moïse Katumbi annonce son retour en RDC ce vendredi 3 août

Moïse Katumbi, l'opposant le plus redouté par Joseph Kabila, et son bras droit, Salomon Kalonda @ DR

Il est le seul opposant que redoute Joseph Kabila. Après deux ans d’exil forcé en Europe, Moïse Katumbi a indiqué à l’AFP qu’il rentrerait ce vendredi 3 août en RDC pour déposer son dossier de candidature à l’élection présidentielle avant la date butoir prévue le 8 août prochain. 

Tout finit toujours par arriver. C’est ce qu’a dû se dire Joseph Kabila en apprenant le retour en RDC de celui qu’il considère comme son seul véritable rival. Celui qui a la popularité, les réseaux, l’organisation et les moyens pour contre-carrer les plans de l’actuel président (hors mandat) de s’éterniser, d’une manière ou d’une autre, au pouvoir.

Depuis Johannesbourg en Afrique du Sud où il se trouve avec plusieurs membres de sa garde rapprochée (Salomon Kalonda, Olivier Kamitatu, Joseph Kalombo, etc.), Moïse Katumbi a fait savoir cet après-midi à l’AFP qu’il « a(vait) demandé l’autorisation d’atterrir en jet privé vendredi 3 août à l’aéroport de Lubumbashi en provenance de Johannesburg », en joignant sa lettre à la direction de l’autorité de l’aviation civile dans laquelle figure une liste de sept passagers (Moïse Katumbi, les trois noms précités, plus DonPierrot Lukunda Sadiki, Henri Nkongolo Biata et Claude Alfred Bushiri).

« Rien n’empêche, si ce n’est l’arbitraire, le retour de Moïse Katumbi dans son pays », avait indiqué la semaine dernière Me Eric Dupont-Moretti, son avocat, lors d’une conférence de presse à Paris (l’affaire Stoupis est en appel – suspensif -, l’audience dans l’affaire des mercenaires a été repoussée en octobre par la Cour Suprême suite à d’innombrables irrégularités ; quant à l’affaire présumée de sa double nationalité supposée, les autorités italiennes y ont apporté un démenti catégorique).

Nul doute que Joseph Kabila tentera d’user de divers stratagèmes pour entraver le retour en RDC du très populaire ex-gouverneur du Katanga. Sauf que depuis deux ans, beaucoup d’eau ont coulé sous les ponts (réels ou fictifs) du fleuve Congo. L’impopularité du régime de Joseph Kabila a encore grandi à l’intérieur du pays. Et à l’extérieur, c’est bien simple : le président (hors mandat) RD congolais a été mis au ban de la communauté internationale et il a perdu un à un tous ses soutiens dans la sous-région.

Sa marge de manœuvre pour tenter d’organiser un scrutin présidentiel à sa main (ce qui passe notamment par le fait d’écarter de la course électorale son plus dangereux concurrent) s’est donc quelque peu réduite…