RDC : Transformée en plateforme politique, la coalition Lamuka, présidée pour trois mois par Moïse Katumbi, opte pour une organisation « souple et légère »

Les leaders de la coalition Lamuka en réunion ce vendredi 28 avril 2019 à Waterloo (Belgique) © DR

La décision a été prise ce weekend à l’occasion d’une réunion de deux jours à Waterloo (Belgique) entre les six principales figures de l’opposition RD congolaise. 

Ils étaient tous là. Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Freddy Matungulu, Antipas Mbusa Nyamwisi, Adolphe Muzito et, bien sûr, Moïse Katumbi. Hier, à l’issue de deux jours de discussion à Waterloo, une ville proche de Bruxelles, la capitale belge, ces six responsables de l’opposition ont décidé de transformé Lamuka, une coalition électorale, en plateforme politique.

Désormais, Lamuka aura une présidence tournante tous les trois mois. Comme un symbole, c’est Moïse Katumbi, considéré comme la véritable locomotive, qui occupera le premier le poste avant de passer la main au trimestre prochain à Freddy Matungulu.

Lors de ces deux jours, un point a particulièrement été débattu : le type d’organisation à adopter. Certains ont plaidé pour une structure permanente, avec un secrétariat général inamovible, indépendamment de la personnalité du président, et un budget dédié. D’autres ont poussé en faveur d’une organisation légère, souple et flexible : c’est au président de faire tourner la structure avec son organisation et son propre budget.

« C’est cette dernière ligne qui l’a emporté. Une façon de responsabiliser chacun et de répartir équitablement la charge », explique placidement l’un des lieutenants de Jean-Pierre Bemba, qui a soutenu cette option.

Lamuka a rappelé son appartenance à l’opposition. « Félix Tshisekedi est aujourd’hui à la présidence de la RDC. Or chacun sait qu’il n’a pas été élu mais nommé par Joseph Kabila qui continue, dans la coulisse, à diriger le pays », a expliqué l’un des six membres fondateurs de Lamuka.

En pareilles circonstances, « l’opposition n’est pas un choix, c’est un devoir », a réagi sur Twitter Olivier Kamitatu, le directeur de cabinet de Moïse Katumbi.