RDC / Nord-Kivu : Un nouveau garde parc tué dans l’agglomération de Nyamilima en territoire de Rutshuru

Un éco-garde à de nouveau été tué dans le parc national des Virunga le 3 mars 2020 © DR

Le parc national des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’Unesco connait par endroits une forte insécurité. Plusieurs hommes armés y opèrent en toute illégalité. 

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de la RDC. 

un groupe d’hommes en armes assimilés aux Maï-maï ont tendu mardi 3 mars une embuscade aux eco-gardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature qui rentraient à leur base alors qu’ils étaient déployés pour sécuriser la construction de la clôture à proximité de l’agglomération de Nyamilima dans le territoire de Rutshturu au Nord-Kivu.

Pris par surprise, les gardes de l’ICCN comptent un mort dans leurs rangs. Il s’agit de Germain Kambale Vyasaki, âgé de 28 ans et originaire de Bulongo dans le Territoire de Beni.

Dans un communiqué, l’ICCN a condamné l’assassinat de l’un de ses éco-gardes et justifiait la construction de la clôture, qui n’est manifestement pas du goût des groupes armés.

« L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature condamne fermement cet acte qui pérennise la mouvance des groupes armés. La clôture électrique érigée sur la bordure légale du parc vise à protéger la destruction des cultures par les animaux sauvages et à mettre fin aux mouvements des groupes armés qui tirent profit du trafic des ressources naturelles. Au-delà des enjeux environnementaux, la sécurisation de la bordure est une contribution essentielle au respect de l’Etat de droit et à la sécurité de toute la région. Elle est aussi une condition nécessaire à la poursuite des investissements menés par le parc au profit des populations riveraines dans le cadre de l’Alliance Virunga », a indiqué le directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la  nature dans un communiqué daté du mercredi 4 mars.

Pour rappel, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2019 déjà, un eco-garde et un civil avaient été tués dans les conditions similaires à Ngwenda dans le territoire de Rutshuru (lire notre article). Depuis, l’insécurité, loin d’avoir diminué, s’est encore accentuée.