RDC / Nord-Kivu : Depuis Goma, le commissaire général adjoint de la PNC appelle à la sécurisation des agglomérations anciennement sous contrôle des ADF

Le commissaire général adjoint de la police nationale congolaise chargé de la police administrative, le général Patience Yav, mardi 18 février à Goma © DR

Le commissaire général adjoint de la police nationale congolaise chargé de la police administrative, Patience Yav, séjourne à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, depuis mardi 18 février.

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de la RDC

A l’occasion d’une allocution ce mercredi au stade Afia de Goma, le commissaire général adjoint de la PNC chargé de la police administrative a eu des mots très durs envers les policiers. « Il nous a tancé et a fait un véritable sermon », a confié l’un d’eux.

Il a notamment rappelé que la police était apolitique et averti sur le fait que tout policier qui serait trouvé habillé aux couleurs d’un parti politique, de la majorité comme de l’opposition (PPRD, UDPS, UNC, Cofedec ou autres) serait arrêté.

Sur la sécurité, le général Patience Yav, l’air toujours aussi sévère, a demandé aux policiers du grand Nord de mieux sécuriser les agglomérations jadis occupées par les rebelles ADF et aujourd’hui récupérées par les FARDC.

Pourquoi le général Yav s’est-il montré aussi dur avec ses troupes ? « C’est parce qu’il y a des choses que nous devons bousculer pour que ça marche », a-t-il déclaré, poursuivant : « La population en a assez. Nous devons mettre hors d’état de nuire les ADF. Pour cela, la police doit mieux faire son travail. Tout ne dépend pas que de Kinshasa. C’est d’abord à la police déployée sur le terrain dans le Grand Nord de faire le boulot. Nous qui sommes à Kinshasa, nous venons en renfort », a déclaré le commissaire général adjoint de la PNC.

A la fin de son allocution, devant des policiers silencieux, le général Yav, qui doit se rendre cette semaine dans la zone de Beni où l’insécurité est endémique et les massacres de civils quasi-journaliers,  pour faire une évaluation du comportement de la police, a également voulu s’adresser à la population, lui demandant de ne pas collaborer avec les « forces négatives ».