RDC / Nord-Kivu : Dans le territoire de Lubero, les FARDC exigent 1 000 francs pour laisser circuler par endroits les populations, dénonce le député provincial Jean Paul Lumbu Lumbu

Le député provincial élu du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu et vice-président de l'Assemblée provinciale, Jean Paul Lumbu Lumbu © Pacheco Kavundama

Non content d’être en proie à une insécurité grandissante, les populations du territoire de Lubero dans le Nord-Kivu font également face à des tracasseries de la part des groupes rebelles qui pullulent dans la région, mais aussi des FARDC. 

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à Goma et dans le Grand-Nord

Jean Paul Lumbu Lumbu, député provincial élu du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu et vice-président de l’Assemblée provinciale dénonce les tracasseries dont seraient victimes ses habitants.

Alors qu’il revient de ses vacances parlementaires, le député, membre de l’opposition dresse un tableau sombre de la situation économique, sociale et sécuritaire dans sa circonscription.

« Le territoire de Lubero est marqué par la présence des groupes armés. Ceux-ci font payer à la population une « taxe » de 1000 francs congolais par personne et par mois. Si vous ne payez pas, des « amendes » sont infligées par ces groupes armés qui font la loi là-bas. Un comble », explique le député provincial.

Mais les tracasseries ne s’arrêtent pas là. « Des barrières sont érigées par des militaires et certains agents de l’administration, notamment la barrière de Katanga dans la localité du même nom. Là-bas, les populations indiquent que les militaires font payer 1 000 francs par passager quelque soit sa situation. Si vous ne payez pas, vous êtes empêchés de passer. C’est inacceptable », s’indigne Jean Paul Lumbu Lumbu qui dit avoir saisi la hiérarchie militaire du territoire de Lubero pour que cette barrière soit supprimée.

A côté de ces tracasseries, le territoire de Lubero fait face à une foultitude de problèmes d’ordre économique, sanitaire (avec des infrastructures défaillantes) et bien sûr sécuritaire. 14 groupes armés très actifs y sont recensés dans différents rapports publiés récemment.