RDC / Nord-Kivu : 54 civils tués en dix jours dans le territoire de Beni selon une ONG locale

Un nouveau massacre a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans deux localités situées à moins de 40 km d'Oicha, chef-lieu du territoire de Beni © DR

Le Centre d’Etude pour la Promotion de la Paix et la Démocratie et les Droits de l’Homme, une ONG RD congolaise, dénonce un nouveau massacre de civils dans la région de Beni dans la nuit de lundi à mardi, ce qui porte à 808 le nombre de civils tués depuis fin octobre 2019 et le lancement par l’armée d’opérations visant à éradiquer les ADF dans l’est de la RDC. 

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à Goma et dans le Grand-Nord 

Dans un bulletin d’information actualisé ce 26 août 2020, le Cepadho, une organisation non gouvernementale locale, dénonce un nouveau massacre de 20 civils par les Adf à Mapasa et Mayitiki, localités situées à 30 et 38 km à l’ouest d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni  dans la province du Nord-Kivu à l’est de la RDC. « Et encore ne s’agit-il là que d’un bilan provisoire, les fouilles se poursuivant », indique le Cepadho.

Selon les informations de l’ONG, « c’est entre 18h00 et 5h00, heure locale, dans la nuit de lundi à mardi 25 août, que des éléments ADF/MTM ont opéré leur incursion à Mayitiki et Mapasana, villages se trouvant dans le Groupement des Batangui-Mbau, dans le Secteur de Beni-Mbau ».

Le Cepadho indique que les assaillants se seraient livrés à un véritable carnage. A la date de mardi soir, 9 corps des civils tués ont été retrouvés dans les villages Mapasana et Sayuni, 11 autres à Mayitiki, soit un total de 20 civils tués.

Un bilan encore provisoire qui, selon les rescapés, risque de s’aggraver, les rebelles (qualifiés de terroristes) rôdant dans cette zone.

Avec ce massacre, le CEPADHO évalue à au moins 54 civils le nombre de tués par les ADF dans l’espace de dix jours dans le territoire de Beni. Depuis le lancement des opérations de grande envergure par les FARDC le 30 octobre 2019 contre ces rebelles ougandais, 808, les civils ont été assassinés.

Suite à ces récents massacres, des mouvements de déplacement de population ont été observés en direction de Samboko, Tschani-Tschani et Mamove.