RDC : Jeanine Mabunda a bouclé sa tournée dans l’est, ravagé par l’insécurité

La présidente de l'Assemblée nationale de RDC, Jeanine Mabunda, lors d'un point presse ce vendredi 21 février à Goma © Pacheco Kavundama

La présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda a bouclé ce vendredi sa tournée dans les provinces de l’est de la RDC, qui l’a conduite au Nord et dans le Sud-Kivu ainsi qu’en Ituri.

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de RDC

La présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda a quitté Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ce vendredi 21 février après une mission de cinq jours dans les villes de Goma, Beni, Bukavu et Bunia à l’est de la RDC.

Avant de regagner Kinshasa, la présidente de chambre basse du Parlement a animé un point de presse au cours duquel elle a fait une restitution de sa mission, intervenue à l’occasion de ses vacances parlementaires, au Nord et au Sud-Kivu ainsi qu’en Ituri. Son objet : apporter son soutien aux populations de l’est, meurtries par la guerre.

« Tant que ce problème sécuritaire ne sera pas réglé, nous seront tous des gens de Beni », a lancé la présidente de l’Assemblée nationale en référence au martyr subi par les habitants de ce territoire de la province du Nord-Kivu.

Si Jeanine Mabunda a choisi de se rendre au Nord-Kivu pour sa première sortie en tant que présidente de l’Assemblée nationale, c’est parce que, dit-elle, « il y a une hiérarchie dans l’urgence des problèmes à régler. Et en RDC du point de vue des menaces, le Nord-Kivu avec ses problèmes d’insécurité est une urgence prioritaire ».

Jeanine mabunda en a d’autant plus conscience que durant son séjour dans le Nord-Kivu, une dizaine de civils ont été massacrés dans la zone de Beni où sévissent les rebelles ADF. « Nos adversaires ont une tactique, une stratégie. Le président de la République est allé à Beni il y a quelques mois. Il y a passé la nuit. Quelques jours après, il y a eu des massacres. Eh bien, c’est la même chose cette fois-ci pour la présidente de l’Assemblée nationale », relate-t-elle en soulignant que la situation est rendue complexe du fait de « la configuration des espaces qui rendent compliquées des opérations militaires classiques » mais aussi en raison « du mal entendu entre la population et les forces de sécurité ».

Mais, a insisté Jeanine Mabunda, il ne faudrait pas pour autant réduire l’est à des problèmes d’insécurité. « On doit avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il y a dans l’est un dynamisme économique, une organisation sociale qui peuvent être des modèles pour les autres provinces de la RDC », a-t-elle affirmé. « Elle en veut pour preuve le fait que malgré la guerre, les touristes viennent visiter les gorilles dans le parc national des Virunga. Il y a donc matière à capitaliser sur ça », veut croire Jeanine Mabunda avant de repartir pour Kinshasa, la capitale.