RDC / Haut-Katanga : La base Bilanga, véritable poste frontière parallèle tenu par des militants de l’UDPS à Kasumbalesa, délogée par les forces de sécurité

Après quelques atermoiements, les autorités se sont résolues à faire intervenir les forces de sécurité pour déloger le poste frontière parallèle de Bilanga à Kasumbalesa , tenu par des militants de l'UDPS. L'émoi médiatique n'y est peut-être pas étranger © DR

Ce mardi 25 août au petit matin, les forces de sécurité sont intervenues pour déloger les militants de l’UDPS qui tenaient la base Bilanga située au poste frontière de Kasumbalesa entre la RDC et la Zambie dans la province du Haut Katanga.

Par Héritier Yindula, notre correspondant à Lubumbashi et dans le Grand-Katanga

Sur les coups de 4 heures du matin ce mardi 25 août, les bicoques de fortune, érigées sur place par Isaac Tshiswaka, responsable auto-proclamé de l’UDPS à Kasumbalesa, à la frontière entre la RDC et la Zambie, ont rapidement été démantelées par les éléments des FARDC.

Depuis plusieurs semaines, Thsiswaka et ses hommes se livraient, dans ce qui était devenu un poste douanier parallèle, à un véritable racket. Tous sont actuellement en fuite.

Hier lundi, ses partisans ont violemment manifesté pour réclamer la démission du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, qui, ce weekend, avait dénié à Thsiswaka la qualité de président de la base UDPS/Bilanga Kasumbalesa (mais pas son appartenance au parti, NDLR).

Il y a une dizaine de jours, la fédération de l’UDPS/Haut Katanga avait porté plainte contre Tshiswaka. Dans un courrier daté du 11 août et adressé à plusieurs autorités, dont le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde, lui-même membre de l’UDPS, celle-ci demandait son arrestation immédiate ainsi que celle des ses partisans, auteurs selon eux d’une série d’infractions (arrestations arbitraires, fraude douanière, contrebande, concussion, usurpation de pouvoir, violation de domicile, coups et blessures, destruction de biens publics, etc.).

Les autorités affirment que la situation est sous contrôle à Kasumbalesa. Pour s’en assurer, des éléments des forces armées et de la police y sont stationnés.