Rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi en RDC : épilogue en vue ?

La dépouille d'Étienne Tshisekedi repose temporairement dans une morgue à Bruxelles en attendant le feu vert des autorités pour un rapatriement en RDC © DR – Twitter.

Serait-ce l’épilogue d’un long feuilleton ? Depuis le décès d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles le 1er février 2017, sa dépouille, placée temporairement dans une morgue de la capitale belge, est toujours en attente d’un éventuel rapatriement en vue de son inhumation dans son pays natal, suivant la volonté de sa famille biologique et politique.

Des échanges, nombreux, ont eu lieu à ce sujet avec les autorités RD congolaises. A ce jour, ils sont demeurés improductifs. Le régime de Kinshasa craignant que la cérémonie d’enterrement du Sphinx ne donne lieu à une manifestation de force de l’opposition et, symétriquement, d’hostilité à son endroit.

Toutefois, ces dernières semaines, les négociations semblent avoir connu une avancée. Un accord aurait finalement été trouvé entre les parties portant sur « les principaux termes de référence », à savoir la date du rapatriement du corps et de la cérémonie d’inhumation, le lieu de la sépulture et l’opportunité de décréter à l’échelle nationale une « semaine d’apaisement politique ».

Cet accord devrait donner lieu à la signature, la semaine prochaine, d’un communiqué conjoint par l’évêque Monseigneur Mulumba, qui n’est autre que le jeune frère de feu Etienne Tshisekedi, et un délégué de l’UDPS d’une part, ainsi que par l’actuel ministre de l’Intérieur, Henri Mova Sakanyi (qui a remplacé dans ses fonctions il y a quelques semaines Emmanuel Ramazani Shadary), d’autre part.

Mais « il reste encore un caillou dans la chaussure », avertit-on du côté des autorités à Kinshasa. La concession mortuaire retenue pour accueillir la dépouille d’Etienne Tshisekedi, sise à N’sele, un quartier périphérique de la capitale RD congolaise situé près de l’aéroport international de N’djili, fait l’objet d’une revendication de la part d’une tierce personne qui estime posséder des droits sur celle-ci depuis près de vingt ans.

S’agit-il d’un réel problème découvert sur le moment ou d’une énième manœuvre dilatoire offrant un utile prétexte pour ajourner encore le rapatriement du corps du Sphinx à Kinshasa ? Au vu de l’historique du dossier, il y a de quoi légitimement s’interroger…