Nord-Kivu : face à l’insécurité persistante sur le territoire de Nyiragongo, la société civile monte au créneau

Le célèbre volcan Nyiragongo est situé sur le territoire du même nom © DR

Sur le territoire de Nyiragongo, dans l’est du Nord-Kivu, l’insécurité est endémique. Les autorités, locales comme nationales, semblent incapables d’y remédier. La population oscille entre exaspération et colère.

Ce lundi 20 août, une femme de 22 ans a été violée dans le groupement de Kibumba dans le territoire de Nyiragongo dans le Nord-Kivu. Une autre a été torturée par un groupe de personnes armées de fusils AK 47 et d’armes blanches.

Selon le président du conseil territorial de la jeunesse de Nyiragongo, Faustin Nzabayo, c’est vers 22 heures, heure locale, que ces criminels en tenue civile se sont introduits au domicile des victimes.

Faustin Nzabayo demande à la population d’être particulièrement vigilante et de dénoncer toute personne qui se livrerait à des activités criminelles et même délictueuses.

Cette figure de la société rappelle que l’insécurité dans le territoire de Nyiragongo va croissante. Depuis quelque temps, les meurtres et kidnappings ont augmenté. Il demande aux autorités de prendre la mesure du problème et de prendre enfin les dispositions nécessaires pour, dit-il, faire diminuer le niveau d’insécurité, devenue insupportable.

Le territoire de Nyiragongo, connu pour son volcan, est l’un des plus pauvres de toute la province du Nord-Kivu. Dépourvu de richesses dans son sous-sol, la plupart de ses habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage.

L’insécurité qui sévit dans le territoire de Nyiragongo témoigne de l’incapacité des autorités RD congolaises, à la fois nationales et provinciales, à rétablir un semblant d’ordre dans plusieurs régions de l’est du pays, qu’il s’agisse du Nord ou du Sud-Kivu, de l’Ituri ou d’une partie de l’ex-Katanga. Une situation qui entraîne exaspération et colère au sein des populations qui assistent impuissantes à la dégradation de la situation.