Insécurité dans l’est de la RDC : Un député provincial du Nord-Kivu victime d’une attaque d’hommes armés 

Le député provincia Elie Nzahanil © Pacheco Kavundama

La jeep du député provincial Elie Nzahani, élu du territoire de Rushturu dans la province du Nord-Kivu, a été attaquée dimanche 4 août au matin alors que l’élu se rendait à Nyamilima, une localité de ce même territoire, pour échanger avec sa base en cette période de vacances parlementaires.

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de la RDC 

« Nous déplorons ce qui lui  est arrivé au député Elie Nzahani. Il se rendait à Nyamirima à 26 km du centre de Rutshuru. Il a été attaqué par un groupe d’assaillants. Ils étaient armés. Il y a eu des échanges de tirs selon les premières informations que nous avons recueillies. Mais le député Nzahani s’en est sorti sain et sauf. Toutefois, le policier qui assurait sa garde et qui a échangé des tirs avec les assaillants a été blessé par balle et est interné dans une structure sanitaire sur place », a expliqué maître Jimmy Nziali, ami du député et membre du Bloc Uni pour la Renaissance et l’émergence du Congo (Burec), un parti du Front Commun pour le Congo, plateforme qui soutient Joseph Kabila.

Dans cette partie du Nord-Kivu, l’insécurité est permanente. Chaque jour pratiquement, des civils sont agressés, voire tués par des hommes armés appartenant aux FDLR ou aux milices maï maï qui y règnent en maîtres. Ici plus qu’ailleurs en RDC, l’autorité de l’Etat est une fiction. Les populations sont largement abandonnées à leur sort, malgré les promesses de pacification réitérée par Félix Tshisekedi lors de son investiture en janvier dernier.

« Cet incident doit être considéré comme un énième messsage d’alerte aux autorités de la province et du pays afin qu’elles agissent pour sécuriser les populations civiles. Elles n’ont pas droit à des officiers de sécurité contrairement au député », complète ce cadre provincial du Burec.

Les kidnappings et attaques de convois de civils sont devenus fréquents dans le territoire de Rutshuru depuis quelques années, devenu de fait une zone de non-droit où l’insécurité atteint des proportions aiguës.