Goma : un dispositif policier important pour « encadrer » la marche de l’opposition

Les manifestants s’agrégeant ce matin au rond point Signers à Goma avant le départ de la grande marche contre la machine à voter © Augustin Mosange

Il est 9 heures ce matin à Goma. La ville s’éveille normalement. Une chose sort cependant de l’ordinaire : la présence massive des forces de l’ordre. Les agents de la police nationale congolaise sont regroupés à chaque point chaud de la ville.

Par Augustin Mosange, l’un de nos correspondants à Goma

Ce vendredi 26 octobre est en effet le jour de la grande marche de l’opposition contre la machine à voter sur l’ensemble du territoire nationale. Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, n’y échappe pas.

Au rond point Signers, une cinquantaine d’agents de la police bien armés observent les manifestants qui s’agrègent les uns aux autres par centaines.

Au premier plan, on discerne les jeunes de la Lucha avec des panneaux sur lesquels on peut lire « non, à la machine à voter ». Ceux-ci rappellent par ailleurs que la fin du mandat de Joseph Kabila est arrivée.

À côté des drapeaux des différents partis politiques (UNC, COFEDEC, UNADEF, PLD, MSR, PND, RCD KML et autres), se trouvent en première ligne les leaders provinciaux de l’opposition, suivis de leurs militants.

La marche pacifique peut alors débuter sous le regard de dizaines de policiers aux aguets.