Est de la RDC : La marche du CLC ce samedi à Goma s’est déroulée dans le calme

La marche du Comité Laïc de coordination s'est déroulée ce samedi 19 octobre à Goma © Pacheco Kavundama

La marche du Comité laïc de coordination (CLC) est partie de différents endroits de la ville de Goma (rond-point Station mutinga dans le quartier Mabanga nord, rond-point signers au centre ville, Terminus katindo dans le quartier Katindo…) pour faire la jonction à TMK à l’entrée de l’université de Goma et venir chuter devant la Cour d’appel où les manifestants ont lu un mémorandum contenant leurs revendications. 

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de la RDC 

Dès 6 heures du matin ce samedi, des membres du Comité laïc de coordination, des mouvements citoyens dont la Lucha et des partis politiques de l’opposition, en particulier ceux membres de la plate-forme Lamuka, se sont rassemblés pour répondre à l’appel du CLC exigeant la fin de l’impunité et de la corruption en RDC.

Sur les différentes affiches brandies par les manifestants, on pouvait lire plusieurs slogans du type : « Le Comité laïc de coordination exige la fin de l’impunité en RDC », « Le CLC demande la démission pour corruption des 9 magistrats de la Cour constitutionnelle », ou encore « Où sont les 15 millions de dollars ? »

Tout en scandant des slogans comme « Fayulu président », cette marche encadrée par la police nationale congolaise a débouché devant le palais de justice de Goma où une déclaration a été lue par le référent du CLC au Nord-Kivu, Jack Sinzahera.

« Nous avons marché aujourd’hui pour exprimer haut et fort le fait que le Congo est notre bien à tous. Il n’est pas la propriété d’un groupe de privilégiés qui aurait le droit de s’accaparer et de jouir impunément de toutes les richesses nationales, d’imposer les lois qui les arrangent, de les appliquer de la façon qu’ils souhaitent et, par-dessus tout, de condamner le reste de la population au silence et à une misère interminable. Si nous nous sommes rendus massivement aux urnes, c’est pour obtenir un changement dans la gouvernance de la République », a indiqué Jack Sinzahera, lisant la déclaration.

Les manifestants ont fait référence à la Bible (Proverbe 34-14) : « seule la justice élève une nation» Leurs revendications tournent autour du combat contre les inégalités et les anti-valeurs, en particulier la lutte contre la corruption. Ils ont réclamé la restitution des 15 millions de dollars et 100 millions subtilisés au Trésor public, deux affaires qui secouent la présidence de Félix Tshisekedi. Enfin, ils ont demandé la démission des neuf juges de la Cour constitutionnelle, qu’ils soupçonnent d’être corrompus comme l’ont laissé présager les récents contentieux en matière électorale.

La marche, qui a démarré à 9 heures du matin comme prévue, s’est achevée à 11 heures sans aucun incident.