Est de la RDC : 300 rebelles du groupe armé UPDC se rendent auprès des FARDC

Le major Ndjike Kaiko, porte-parole des opérations sokola 2 (au centre) avec à ses côtés le général auto-proclamé Bilikoliko (à gauche) et le général-auto proclamé Machano (à droite) © Pacheco Kavundama

Cette reddition intervient suite à l’appel du président de la République Félix Tshisekedi demandant aux combattants des différents groupes armés de déposer les armes pour regagner la vie civile ou intégrer l’armée.

Par Pacheco Kavundama, notre correspondant à l’est de la RDC

Dimanche dans la cité de Sake, territoire de Masisi dans la province du Nord Kivu, environ 300 ex-combattants de l’Union des patriotes pour la défense du Congo (UPDC), un groupe armé opérant dans le territoire de Masisi depuis 20 ans ont décidé de répondre à l’appel du chef de l’Etat et de déposer les armes.

« J’ai décidé de quitter la brousse suite à l’appel du Chef l’état qui nous a demandés de venir contribuer à la paix dans notre pays », a fait savoir Bilikoliko Mangenyi, général auto-proclamé et chef de cette milice. Ce chef rebelle indique être venu avec 290 des ses combattants et que d’autres sont en route pour rejoindre le centre de cantonnement de Mubambiro situé dans la cité de Sake. A cette occasion, il a lancé un appel à d’autres combattants de différents groupes armés actifs dans le Nord-Kivu à suivre son exemple.

Du côté des forces armées de la RDC, on salue cette reddition des combattants maï-maï. « C’est grâce à une pression militaire sur tous les groupes armés que le général auto-proclamé Bilikoliko et son adjoint le général Machano ont décidé de quitter la brousse. Nous avons saisis au moins une cinquantaine d’armes dont 35 de type AK 47, 2 RPG7 et d’autres effets militaires », a fait savoir le Major Ndjike Kaiko, porte parole de la 34e région militaire et des opérations sokola 2. Parmi elles, des armes lourdes, sol-air, capables d’abattre un hélicoptère en vol.

Désormais, ceux qui voudront intégrer l’armée suivront une procédure appropriée. Les autres ex-combattants retourneront à la vie civile, ont indiqué les autorités.