Butembo : l’assassinat de 3 agents des forces de l’ordre dans la commune de Vulamba en fin de semaine dernière fragilise un peu plus la lutte contre Ebola

En fin de semaine dernière, des rebelles mai-mai ont attaqué certains points stratégiques dans la commune de Vulamba, située dans la ville de Butembo.

Par Augustin Mosange, l’un de nos correspondants dans le Nord-Kivu

La première attaque a été commise vendredi 19 octobre contre un poste de lavage de mains contre le virus Ebola, installé au pont Bulindi. Selon le bourgmestre de cette commune,  les assaillants ont surpris les militaires qui montait la garde. « Ils ont surpris les militaires qui étaient à ce poste. Le bilan est lourd. Les deux militaires commis à ce poste ont été abattus. Il s’agit de Ngoy Saidi Faustin, 44 ans, et de Mpaka Ilunga, 37 ans. Les assaillants ont récupéré toutes les armes avant de s’enfuir », a indiqué Cyprien Mulandi.

Ce dernier avoue son inquiétude car, à ce drame, s’ajoute le fait que ce poste de lavage de mains a, depuis, été abandonné, mettant un peu plus la population de Butembo en danger alors que l’épidémie d’Ebola la touche de plein fouet.

« Depuis que ces militaires ont été abattus, les gens n’ont plus d’accès à un dispositif de lavage des mains. C’est très grave car cela accroît les risques de propagation du virus. Les personnes qui viennent de Mangina, épicentre de l’épidémie d’Ebola dans le Nord-Kivu, via Mabalako et Butuhe, peuvent entrer à Butembo sans avoir subi aucune mesure d’hygiène ni de contrôle », explique-t-il, inquiet.

Le lendemain du drame, dans la nuit du samedi à dimanche, toujours dans la commune de Vulamba, les mai-mai ont attaqué le tribunal de grande instance (TGI) de Butembo. Un policier, Achille Mbussa, alias Mopao, a perdu la vie, tué par arme blanche. Répliquant à cette attaque, les FARDC ont tué un milicien mai-mai. Il s’agirait de Kasereka Makasi, 29 ans.